Ahead of the Curve: Collaboration vs. Competition in the Legal Tech Revolution (and How to Tell the Difference)

We sat down with Somya Kaushik, former Associate General Counsel, for a conversation on navigating innovation and emerging technologies in law.

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Principaux enseignements
  1. Mindset, not the technology itself, is the biggest barrier to legal tech adoption. Fear of obsolescence drives most resistance.
  2. AI doesn't replace lawyers; it enhances them, freeing time for strategic thinking, high-value work, and stronger client relationships.
  3. Start small to build buy-in: automate one process (like document assembly or NDA reviews), then track the time saved, money saved, or errors reduced.
  4. Make benefits tangible for each audience, optimized outside counsel spend for in-house teams, better client service and retention for law firms.
  5. An overlooked benefit of legal technology is talent retention: less grunt work keeps young lawyers engaged.
  6. The future of legal tech is collaborative, smarter tools, connected workflows, and shared success over individual competition.

We sat down with Somya Kaushik, former Associate General Counsel, for a conversation on navigating innovation and emerging technologies in law

En matière d'innovation dans le secteur juridique, la résistance à l'adoption des nouvelles technologies n'est pas un phénomène nouveau. Forte de plus de 15 ans d'expérience, Somya Kaushik a tout vu : le scepticisme, les réticences, puis la prise de conscience du potentiel immense et de la valeur ajoutée de la technologie.

En 2012, Kaushik a lancé EsqMe, Inc., la première communauté juridique et place de marché de documents du pays conçue par des avocats, pour des avocats.

« L'idée était simple », se souvient-elle. « Et si les avocats pouvaient partager le fruit de leur travail, non pas pour se faire concurrence, mais pour rehausser la profession dans son ensemble et rendre leurs pratiques plus efficaces et efficientes ? »

Cette initiative audacieuse a remis en question un secteur imprégné de concurrence et d'exclusivité, démontrant ainsi que la technologie pouvait être utilisée comme un pont plutôt que comme une barrière.

Fast forward to today, Kaushik is a strong advocate for the early and ethical adoption of artificial intelligence in legal practice. In our conversation, she shares her insights on overcoming the fear of AI, its role as a collaborative tool, and why shifting the mindset around technology adoption is key to unlocking its true value.

Competition vs. Collaboration: Two Mindsets Toward Legal Tech

Dimension Competitive (Scarcity) Mindset Collaborative (Abundance) Mindset
View of AI A threat to lawyers’ expertise and identity A tool that enhances efficiency and frees time for high-value work
Work product Guarded and exclusive Shared to elevate the profession and expand networks
Measure of value Billable hours Outcomes, innovation, and client relationships
Approach to risk Avoid new technology Measure the quantitative advantage and manage risk accordingly
Path to adoption Resist until forced Start small, track results, and build momentum
Impact on talent Hours of grunt work drive attrition Engaging work helps retain top performers

Technologies émergentes : culture de la peur ou catalyseur de croissance ?

Selon Mme Kaushik, l'un des principaux obstacles à l'adoption des technologies émergentes telles que l'IA est la crainte de l'obsolescence. « De nombreux professionnels du droit considèrent l'IA comme une menace pour leur expertise, mais en réalité, il s'agit d'un outil d'amélioration », explique-t-elle. L'IA ne remplace pas les avocats ; elle leur permet de travailler plus efficacement, leur libérant ainsi du temps pour la réflexion stratégique, les tâches à forte valeur ajoutée et l'amélioration des relations avec les clients.

Pour les équipes juridiques internes, l'accent est souvent mis sur l'efficacité opérationnelle. Les cabinets d'avocats, quant à eux, sont confrontés à un autre type de défi : passer d'une mentalité axée sur les heures facturables à une mentalité axée sur la création de valeur grâce à l'innovation. « [L'IA] ne vise pas tant à remplacer les rôles qu'à les réinventer », souligne M. Kaushik. « Il s'agit de collaborer avec la technologie pour obtenir de meilleurs résultats, sans craindre ce qui pourrait être perdu. »

Q: Why do you think the legal profession is sometimes slow to embrace new technology?
A: “Law is built on precedent, and that mindset doesn’t just apply to cases — it applies to how we work. Many lawyers hesitate because they think adopting tech means losing the personal touch that defines their expertise and gives them a sense of identity, pride and value. But it doesn’t have to be that way – legal analysis and critical thinking is still a human trait that cannot be entirely replaced.”

Q: What advice would you give to legal teams hesitant about tech adoption?
A: “Start small, fill operational gaps first, and track and measure key results. Choose one process to automate — like document assembly or NDA reviews— and track the time or money saved, or the errors reduced. Those successes create momentum, build confidence, and naturally develop buy-in for bigger changes.”

Q : Quel est l'un des avantages méconnus de l'adoption des technologies juridiques ?
R : « C'est la fidélisation des talents. Les jeunes avocats ne veulent pas passer des heures à effectuer des tâches fastidieuses. Les technologies rendent leur travail plus intéressant, ce qui aide les cabinets et les équipes internes à conserver leurs meilleurs éléments. »

Briser les barrières : les leçons tirées de l'ère EsqMe

En réfléchissant à son travail avec EsqMe, Kaushik remarque que les réactions négatives qu'elle a reçues reflètent l'hésitation actuelle à adopter et à accueillir pleinement l'IA.

« Pendant des décennies, le secteur juridique a été considéré comme hautement concurrentiel, exclusif et antagoniste par nature. Mais avec EsqMe, nous avons brisé cette idée reçue en innovant pour créer un espace de collaboration et de communauté grâce à la technologie. Au départ, les avocats étaient très réticents à l'idée de partager leurs précieux travaux, mais lorsqu'ils ont réalisé que cela pouvait les aider dans leur pratique, leurs marges, leur image professionnelle et personnelle, et leur réseau, ils ont compris l'intérêt de faire partie d'une communauté juridique plus large, couvrant plusieurs États, et le vent a commencé à tourner. »

Selon elle, la technologie est un facteur de rapprochement qui favorise la collaboration entre les entreprises, les domaines d'activité et même les États. La leçon à en tirer ? Les obstacles à l'adoption proviennent souvent d'une mentalité craintive, et non de la technologie elle-même.

« Nous avons comblé le fossé en montrant aux avocats la valeur quantitative et qualitative de la technologie pour leur pratique, leur vie quotidienne et leur retour sur investissement », a-t-elle ajouté. « Il y aura toujours des risques liés aux nouvelles technologies ou méthodes, mais les avocats qui ont vraiment compris l'avantage quantitatif ont pu gérer les risques pour obtenir une plus grande valeur ajoutée. »

Q: What is currently the biggest barrier to adopting new technologies in legal?
A: “Mindset. The legal industry is deeply rooted in tradition, and change can feel threatening. But once people see the tangible benefits — like time savings or improved collaboration — the hesitation starts to fade.”

Q: How can in-house teams and law firms overcome these barriers when adopting new technology?
A: “It’s all about showing the ‘what’s in it for me.’ For in-house teams, that could be optimizing outside counsel spend or relationships. For firms, it’s likely improving client service and client retention. When the benefits become real and tangible, more and more people will get on board with your vision.”

« Et n'oubliez pas : pour encourager une adoption rapide, vous devez être en mesure de montrer aux personnes qui sont naturellement réticentes au risque ou sceptiques à l'égard de la technologie les avantages objectifs et quantitatifs qu'il y a à s'y intéresser. »

L'avenir de la révolution technologique dans le domaine juridique : une approche collaborative

Pour 2025, Kaushik est optimiste quant à la capacité du secteur juridique à adopter des outils qui privilégient la collaboration, l'efficacité et la qualité.

« Nous évoluons vers une profession qui privilégie le succès collectif plutôt que la compétition individuelle », explique-t-elle. « L'avenir ne consiste pas à choisir entre la technologie et l'expertise humaine, mais à tirer parti des deux pour améliorer l'ensemble de la pratique du droit. »

Q: Where do you see legal technology heading in the next few years?
A: “The focus will be on integration and intelligence. Tools will get smarter, workflows will become more connected, and lawyers will spend less time managing processes and more time on higher-value initiatives that help drive the business forward.”

Q : Quels changements de mentalité sont essentiels pour aborder la prochaine étape de l'innovation dans le domaine juridique ?
R : « Il s'agit de passer d'une mentalité de pénurie à une mentalité d'abondance. Il ne s'agit pas de perdre du travail ou de la valeur, mais d'acquérir les outils nécessaires pour faire son travail au mieux et plus rapidement. »

Comme Somya l'a si bien expliqué, l'évolution du secteur juridique dépend de la volonté d'adopter la technologie comme un outil de collaboration plutôt que comme un nouveau moyen de concurrence.

L'avenir de la pratique juridique ne consiste pas seulement à suivre le rythme, mais aussi à montrer la voie. La question qui se pose désormais est la suivante : comment allez-vous repenser votre pratique pour prospérer à l'ère de l'innovation ? Si vous souhaitez poursuivre la conversation avec Somya, veuillez contacter notre équipe.

Questions fréquemment posées

Why is the legal industry slow to adopt new technology?

Law is built on precedent, and that mindset extends to how legal professionals work. Many lawyers hesitate because they fear new technology means losing the personal expertise that defines their value — but legal analysis and critical thinking remain human skills that technology can’t replace.

What is the biggest barrier to legal tech adoption?

Mindset. The legal industry is deeply rooted in tradition, so change can feel threatening. Resistance usually fades once teams see tangible benefits like time savings and improved collaboration.

Will AI replace lawyers?

No. AI is a tool for enhancement, not replacement. Legal analysis and critical thinking remain fundamentally human skills — AI handles repetitive work so lawyers can focus on strategy, judgment, and client relationships.

How should legal teams start adopting new technology?

Start small and fill operational gaps first. Choose one process to automate — such as document assembly or NDA reviews — then track the time saved, costs reduced, or errors eliminated. Early, measurable wins build the confidence and buy-in needed for larger changes.

How does legal technology improve talent retention?

Young lawyers don’t want to spend hours on repetitive grunt work. Automating low-value tasks makes their roles more engaging, which helps both law firms and in-house teams keep their best people.